Dans le petit bosquet à l’ouest de la parcelle, une très belle boule de gui s’est installée sur un arbre. Le nom scientifique du gui est Viscum album. « Viscum » signifie colle ou glu et « album » veut dire blanc. Ce nom est donc en référence à la couleur et à la viscosité des fruits de la plante.

Mais qui est bien venu installer ce gui au bout de cette branche ? En général, ce sont les oiseaux frugivores comme la fauvette à tête noire et la grive draine qui se chargent. En mangeant les fruits blancs et gluants du gui, les oiseaux disséminent ses graines puisqu’ils ne les digèrent pas.
On retrouve de longs chapelets dans leurs fientes qui viennent parfois se déposer sur une branche où ils se collent et finissent par germer. Le gui est une plante parasitaire qui ne possède pas de racine et se développe sur des arbres feuillus. Il se sert de l’eau et des matières organiques présentes dans sa plante hôte pour survivre. Du coup, l’arbre porteur peut s’affaiblir. Il faut bien le surveiller le gui !

Le gui a une croissance rapide et il est très résistant. Sa durée de vie est particulièrement longue, car il peut vivre une trentaine d’années.
Chez les Grecs déjà, le gui est associé à Hermès, une divinité de l’Olympe. Chez les Gaulois, il était considéré comme une plante sacrée qui représentait la vie éternelle et il était très apprécié pour ses pouvoirs magiques. Il jouait surtout le rôle de talisman, capable de chasser les mauvais esprits, de faire fuir les fantômes et de purifier les âmes. Dans de nombreux pays, notamment ceux de l’Europe du Nord, le gui est symbole de prospérité, de longue vie. Il est aussi souvent considéré comme un porte-bonheur.
La présence de ce gui est un joli signe de la nature qui portera bonheur à notre projet !
