L’impact des activités humaines sur le milieu naturel depuis plus de 40 ans a été catastrophique pour la planète. La vitalité des oiseaux est un bon indicateur biologique.
La création d’un îlot de biodiversité permettra l’apparition de milieux de vie favorables aux espèces et la pose de nichoirs pour soutenir les populations d’oiseaux en grande difficultés.
Des scientifiques de l’organisation britannique Royal Society for Protection of Birds (RSPB), de BirdLife International et de la Société tchèque d’ornithologie (CSO) ont analysé les données concernant 378 des 445 espèces d’oiseaux qui se reproduisent dans les pays de l’Union Européenne.
Entre 1980 et 2017, les auteurs évaluent le déclin global de la population totale d’oiseaux entre 17 % et 19 %, ce qui équivaut à une perte de 560 à 620 millions d’individus. En fait, c’est plutôt 900 millions d’oiseaux qui ont été perdus au cours de cette période, compensés par une augmentation d’environ 340 millions pour certaines espèces.
Le Moineau domestique autrefois omniprésent a été par exemple le plus touché, perdant la moitié de sa population européenne en moins de 40 ans. Son proche parent, le Moineau friquet, a également perdu 30 millions d’individus. Les migrateurs de longue distance tels que le Pouillot fitis et la Bergeronnette printanière ont également diminué proportionnellement plus que les autres groupes.
Quatre autres espèces complètent la liste des 8 oiseaux qui représentent près de 70% du déclin démographique constaté en Europe : l’Alouette des champs (toujours chassée en France), l’Étourneau sansonnet (considéré comme nuisible et régulé en France), la Linotte mélodieuse et le Serin cini. Le déclin de ces oiseaux communs et autrefois abondants est un signal d’alarme particulièrement préoccupant car il révèle une dégradation généralisée des écosystèmes.
La synthèse de 30 ans de comptage du programme de Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) en France publiée en mai 2021 par la Ligue pour la Protection des Oiseaux souligne que les pertes les plus élevées sont observées chez les oiseaux des terres agricoles et des prairies.

