LA MIGRATION DES AMPHIBIENS

Si le phénomène de la migration est bien connu du grand public chez les oiseaux, il l’est beaucoup moins chez certaines espèces de chauve-souris, de papillons ou encore de batraciens…
Comme leur nom l’indique, les amphibiens partagent leur vie entre eau et terre. On peut ainsi distinguer deux périodes au cours de leur cycle annuel :
► une période de vie ralentie, de la fin de l’automne au début du printemps, durant laquelle l’animal, enfoui dans le sol, demeure immobile, ne s’alimentant pas et réduisant son métabolisme au minimum. Ses mœurs sont alors strictement terrestres.
► une période de vie active, du printemps à l’automne, correspondant à la reproduction et la croissance.

Illustration de la LPO Haute-Savoie

Ainsi à la fin de chaque hiver, les amphibiens, réveillés de leur léthargie hivernale par le redoux annonciateur des beaux jours, entament une migration massive les conduisant depuis leur site d’hivernage jusqu’à leur site de ponte : mare, étang ou autre point d’eau…
Leurs mœurs deviennent alors aquatiques pour quelques jours. Une fois l’accouplement et la ponte accomplis, tout le monde rebrousse chemin, laissant les œufs suivrent leur développement naturel.

Après deux mois de croissance larvaire, la métamorphose intervient, et c’est au tour des jeunes de quitter l’eau. Ils ne retourneront au milieu aquatique que lorsqu’ils seront en âge de se reproduire.


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